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Propriété intellectuelle artistiqueEn Art, la propriété intellectuelle est une croyance. L’artiste est auteur et garde la propriété intellectuelle (en france) sur son oeuvre, même après sa vente. Après le décès de l’artiste, la loi prévoit une prescription exclusive de 75 ans( ?) pour les ayant droits. Dans le circuit économique classique, il y l’Artiste d’un côté, le public, et des critiques, acheteurs, musées, galeries comme intermédiaires médiateurs de valorisation. Il y a une phobie du ’faux’, de la contrefaçon du nom dans le marché et l’histoire de l’art. Ce narcissisme du nom est un souci de professionalisme, car la reconnaissance de l’artiste se fait sur la lisibilité et la cohérence institutionelle de son parcours au fil de sa carrière artistique. La cote d’un artiste, par exemple celle du Kunst Kompass se fait en fonction de certains critères bien précis : le nombre d’expositions et de publications chaque année sont comptabilisé avec des barèmes différents en fonction des lieux ou des revues. L’originalité, "la touche" est aussi un critère de célébration, associé à l’individualisme de la création artistique,et qu’ empunts, hommages, inspiration,filiation, clins d’oeil, références, "école" font aussi une oeuvre. Alors que de nombreux tableaux étaient réalisés en atelier, collectivement sous la direction d’un maitre, l’histoire ne garde qu’un seul nom. On parle aussi de certainEs compagnonEs d’artistes, jouant souvent un faux second rôle dans la carrière de celui-ci. A cette injustice de l’histoire pour certains noms, il faut rajouter, celle du plagiat automatisé de l’oeuvre d’art numérique totalement dématérialisée, copiable, ’piratable’ à loisir, et la difficulté de trouver une politique de valorisation distincte d’une oeuvre numérique par rapport à un quelconque fichier. Sur ce point la problématique est comparable à celle dénoncée par les industries cuturelles, mais les solutions envisagées sont contradictoires. De nombreux artistes du réseau internet (le contenant) ont comme tout internaute investi à leur frais énormément de temps pour produire leurs ’contenus’ (l’oeuvre). Economiquement les ’contenants’ ce sont les moteurs de recherches qui l’indexent et rendent accessible l’information du réseau en la filtrant, ce sont eux qui profitent [1] [2] vraiment de toutes ces énergies déployées bénévolement. A l’ère de la sur-information, l’originalité est une valeur qui s’est quelque peu dissoute dans la masse des données qui saturerait nos espace cognitifs. Le déplacement spatio-temporel opéré dans le cyber-espace, dont les informations sont hiérarchisées en fonction de leur réputation, renforce cette logique de domination du nom. L’évaluation de la ’côte’ est permanente et TotaliMatique [3], pour chaque mot de la toile [4]. L’hyper-circulation des informations à la macro-échelle de l’internet, le populisme de l’ indexation automatique, rendent volatile, fragile, invérifiable toute information (ou oeuvre) et l’on se met à compter ’le temps de cerveau disponible’. L’art et le divertissement fusionnent.Les sphères de popularité se superposent par catégories et se complètent jusqu’a former une cartographie complète des ’désirs’ globaux. Si l’on compare oeuvre d’art et logiciel c’est que les 2 ont en commun d’avoir plusieurs ’niveaux’ de lecture : Le signifiant/signifié de l’oeuvre et le code source et son application pour le logiciel. A l’ère informatique, la circulation des codes sources ouverts est un matériaux pertinent pour les artistes contemporains. Sans connaissances des langages informatiques, il est possible d’aborder un code source de façon graphique, linguistique, conceptuelle, performative... La retouche du code par diverses techniques ’artistiques’ : inversions, permutations, exagération, rechercher/remplacer, suppression/ajout, collage/découpage, recherche de l’abérration, sont aussi les balbutiement d’une appropriation artistique de la ’culture’ hyper-media. Mais la prédominance des logiciel dans la société et la performativité extraordinaire des langages informatiques, font du logiciel situé un medium idéal pour l’art. Si le modéle ’open-source’ ne satisfait pas médiatiquement les artistes contemporains, car trop communautaire, il est néanmoins une référence dans le domaine du logiciel. Cependant, l’OpenSource est un modèle libéral dont profitent encore une fois les géants de la chaîne alimentaire : IBM, Apple... La License Générale Publique protège l’information contre toute restriction et garantit le respect du nom de l’auteur [5] . La propriété intellectuelle artistique est un régime économique qui protège l’auteur par limitation, restriction et lui garantit un revenu. L’économie du don dans une économie monétaire basée sur l’accumulation de profits est forcément une hypocrisie, comme le dit notre ministre délégué à l’industrie [6], et cette hypocrisie a contribué à financer le développement de grandes entreprises technologiques et l’expansion d’un réseau public et du nouvel ordre mondial. Posté par 808 - 2005-02-08 15:24:00 |
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