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Banques de fichiers sur le réseau

En ligne le mot gratuit, gratuité est le plus cher dans la bourse aux mots [1] de l’entreprise google. La gratuité est aussi légendaire qu’usurpée sur le net, la plupart du temps une facade pour de la publicité + ou - sauvage, ou des "services" visant à capter le profil d’utilisateurs, la gratuité est ici un outil de contrôle du marketing, une tactique commerciale (capitaliser une audience qui puisse par la suite être valorisée commercialement) [2]. Les données numériques sont reproductibles à l’infini à coût quasi nul. Selon Delong (cité dans Pierre Briançon, Internet, le réseau qui a tué Adam Smith, L’expansion, janvier 2000, n° 612, p. 43), les biens immatériels défient deux des principes fondamentaux de la pensée économique : la rareté et le contrôle. Le producteur ne maîtrise pas l’usage des données qu’il diffuse et ne peut en empêcher la dissémination. L’économie des biens immatériels tendrait donc par nature à la gratuité.

Les pendants de cette logique d’infestation commerciale par la gratuité sont le don, et la réappropriation des ces espaces de gratuité contrôlés (Warez). Comme nous le signalions dans un message précédent [3], l’expansion du réseau, et la pénétration du ’Push Media’ distractif ou informatif, à travers les plateformes d’aggrégations de contenus en streaming (podcast, vidéoblog) basées sur des annuaires dynamiques et la circulation de fichiers de syndication au format XML, aboutissent à un phénomène de surconsommation semi-automatisé, d’"information", d’interfaces, de notices, de temps humain, mais aussi surconsommation de bande-passante, jusqu’à l’engorgement du réseau sur certains noeuds.

La mission originelle du podcast est de remplir la mémoire des ipods, sorte de mini disque-durs ultra chers que l’on casserait en le trimbalant dans sa poche. Le comble de l’oisiveté en quelque sorte, en tout cas le reflet d’une société de loisirs, ou gratuité rime encore avec gaspillage.

Contre la surconsommation de produits industriels, Creative Commons propose une alternative, la surconsommation de produits artisanaux, dit libres, et plus ou moins originaux pour l’instant [4].

Le réseaux internet, saturé de communautarismes, est néanmoins un lieu d’échanges global, dans le sens de l’appropriation de trouvailles comme dans le film d’Agnès Varda "Glaneurs, glaneuses". Il existe en effet en ligne des quantités de stock de fichiers neufs ou usagers, en train de moisir au fond d’un placard (dans lequel il y a le serveur dans lequel il y a le disque dur..). Les gens de Opendir collectionnent et s’échangent les adresses de ces stocks de fichiers sur des serveurs public. Ils invoquent les moteur de recherche avec une ribambelle de formules magiques pour mettre à jour des catalogues, ou des archives personnelles, révélant la richesse de ces bases de données privées, archives de consommateurs, symboliquement les containers de toute la production industrielle de biens culturels..

Dans la logique du don et de la mise à disposition d’informations, citons rineke, qui a entièrement numérisé le son et les pochettes [5] de sa collection de disques vyniles et l’a mise à disposition sur son site internet, ainsi qu’une vidéo [6] montrant tout le processus de numérisation... La plupart de ces disques sont des classiques faisant partie d’un patrimoine commun issu de l’industrie de la musique enregistrée que des centaines de milliers de personnes à travers le monde partagent puisqu’ils datent pour la plupart d’une trentaine d’années et sont représentatifs du goût d’une époque. La culture est dominante par le nombre, par la pollution, l’assourdissement, l’aveuglement, l’annhilation la négation ou l’absorbtion de tout autre environnement. L’organisation du recyclage des déchets issus de cette production totalitaire, puisqu’on nous l’impose, est une cause sinon perdue, individuelle et quotidienne. Le tri sélectif, le compactage, la décontamination, la lutte contre les OGM (spywares ou DRM) sont autant de concepts qui concernent notre "Patrimoine" numérique, présent passé ou à venir... C’est aussi une cause de désobéissance puisque les codes de la propriété intellectuelle nous empêchent de toucher à ce matériel hautement toxique...


Notes

[1] The Google AdWords Happening

[2] Mac mini 4 free

[3] Webjockey

[4] voir http://indy.tv/

[5] voir en ligne :Album covers

[6] voir en ligne :Rip&scan video (format MP4)


Posté par 808 - 2005-05-12 17:14:00

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